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débarquement >> La pointe du Hoc
La pointe du Hoc
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Quelques
kilomètres à l'est du petit port de pêche de Grandcamp, la falaise forme un promontoire surplombant à pic d'une trentaine
de mètres une étroite plage de galets : c'est la Pointe du Hoc. Sur ce site
particulièrement favorable, les Allemands avaient édifié
une puissante
batterie d'artillerie, capable de balayer un large secteur côtier.
Elle constituait une menace redoutable pour les deux plages choisies pour le
débarquement des troupes américaines : Utah Beach à l’ouest, Omaha Beach à
l’est. |
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Le
bombardement du 15 avril 44 |
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Conscients
du danger représenté par les canons de la Pointe du Hoc, les stratèges alliés
résolurent de l’annihiler. Certes, les bombardements aériens devaient aller en
se multipliant au cours des semaines précédant le débarquement ; mais les
résultats en demeurant incertains, il fut décidé – par prudence - de prendre
d’assaut la position dès l'aube du Jour J, en envoyant par mer un commando
escalader la falaise à l'aide de cordages et d'échelles. |
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| Une partie
de la Falaise s'est effondrée sous les coups des bombes et des obus |
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Cette redoutable mission fut confiée au 2e
bataillon de Rangers commandé par le lieutenant-colonel James E. Rudder.
Transportés sur place par péniches, les hommes des compagnies D, E et F
réussirent l'incroyable exploit de parvenir au sommet en quelques minutes
seulement, en dépit de la paroi très glissante, des cordes alourdies par l'eau
de mer et du feu des défenseurs. Dans un paysage lunaire, défoncé de cratères,
s'engagea un féroce combat, qui se révéla en définitive plus meurtrier que
l'ascension elle-même. |
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Rangers au combat dans un
cratère de bombe |
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Une
surprise de taille attendait les Rangers. Ils découvrirent en effet que de
gros madriers de bois avaient été installés dans les encuvements à la
place des canons. Ceux-ci, par mesure de sécurité, avaient été retirés de
leurs emplacements en avril et transportés à l’intérieur des terres où il
furent d’ailleurs retrouvés par une patrouille américaine et mis hors
d’état de nuire en sabotant leurs culasses à l’explosif. |
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| Un des
canons retrouvés à l'intérieur des terres. |
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De terribles
heures commencèrent alors pour les hommes de Rudder. Encerclés sur la Pointe du
Hoc, privés de renforts et soumis à de fortes contre-attaques allemandes
venant de toutes parts, ils ne furent délivrés que le 8 juin, vers midi,
par des troupes progressant depuis Omaha. Sur les 225 Rangers engagés dans
cette folle aventure, seuls 90 étaient encore en état de se battre. Près
de 80 de leurs camarades avaient laissé leur vie sur ce petit coin de
terre normande.
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Le PC du colonel Rudder,
établi au bord de la Falaise |
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