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Le 5 juin
au soir, la BBC égrène une longue suite de messages destinés à la résistance
française. Contrairement à une idée reçue, les fameux vers de Verlaine,
« Bercent mon cœur d’une langueur monotone », ne constituent pas le message
général annonçant le débarquement, mais simplement un parmi bien d’autres.
Chaque message à une signification précise : « Il fait chaud à Suez », c’est le
déclenchement de la guérilla contre l’ennemi ; « Les dés sont sur le tapis »,
c’est le signal de mise en œuvre du plan « Vert », le sabotage des voies
ferrées ; « Ne faites pas de plaisanteries », c’est le plant « Violet », le
sabotage des télécommunications…. |
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La Résistance
fourbit ses armes. |
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Toute
la nuit, la résistance normande s’active, coupe les câbles
téléphoniques, abat des arbres au milieu des routes qu’elle parsème
aussi de mines et de crève-pneus, inverse les panneaux routiers, fait
sauter les lignes de chemins de fer... Ces actions souvent téméraires,
poursuivies dans les jours suivants, et menées dans toutes les régions
de France, contribuent à amoindrir les capacités de réaction de
l’adversaire. Combiné avec l’action de l’aviation alliée, le harcèlement
constant mené par les Forces françaises de l’Intérieur (FFI)sur les
routes et les voies ferrées ralentit fortement l’arrivée des renforts
allemands sur le front de Normandie. |
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Sabotage d’une voie de chemin de fer |
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La
résistance apporte également une aide précieuse en guidant les troupes alliées
dans leur progression. Des missions de reconnaissance envoyées derrière les
lignes ennemies apportent d’inestimables renseignements. Ainsi, les informations
recueillies dans le cadre de la mission Helmsman joueront un rôle déterminant
dans la mise au point de
l’opération « Cobra »
et la percée décisive des Américains fin juillet. |
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Un membre des FFI
du Calvados |
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