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Au
cours de l’été 1944, les Bas-Normands se sont trouvés pris au beau milieu d’une
gigantesque bataille. Au plus fort des affrontements, dans le courant du mois de
juillet, plus de deux millions de soldats se faisaient face, soit deux fois plus
qu’il n’y avait d’habitants dans les départements de la Manche et du Calvados où
se déroulaient alors les combats. |
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Les vieillards de
l’hospice de Caen repliés dans les carrières de Fleury-sur-Orne. |
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Dans ces conditions, les
victimes civiles furent particulièrement
nombreuses. Pour échapper aux bombes ou aux obus, la population se réfugia dans
les caves, les grottes, les carrières, les galeries de mines, dans des tranchées
couvertes de fagots. Par dizaines de milliers, des gens de la Manche et du
Calvados s’enfuirent vers le sud, prenant les chemins de
l’exode sur des routes rendues dangereuses
en raison des mitraillages aériens. |
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Plusieurs milliers de réfugiés occupent l’église Saint-Etienne de Caen et
l’abbaye aux Hommes. |
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Pendant ce temps, d’autres Normands, engagés dans
les rangs de la Résistance, s’efforçaient
d’apporter leur appui aux Alliés.
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Réfugiés sortant de leurs abris près de
Saint-Lô |
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